Savoir présenter son cours

février 24th, 2007

De nombreux apprenants gâchent leur potentiel par un manque de rigueur et de clarté. La gestion de l’information (un cours est un ensemble d’informations) est pourtant essentielle dans une stratégie de réussite. Non seulement, elle fait gagner un temps considérable, mais elle permet aussi une mémorisation et une compréhension plus efficaces des données. On trouvera donc dans le fichier joint un modèle pour présenter son cours.

Savoir présenter son cours

Les mémoires

février 24th, 2007

Les mémoires


    Là où l’on croit à l’unicité de la mémoire, les spécialistes en dénombrent plusieurs. La mémoire immédiate, que nous utilisons le plus souvent, a pour objet de traiter les informations dans un but utilitaire, à court terme. Les mémoires sensorielles sont des portes ouvertes sur le monde. Elles doivent être stimulées par un environnement riche et varié (musique, nature, nourriture diverse, etc.). La mémoire à long terme conserve les informations que nous jugeons les plus importantes. On peut également parler de mémoire culturelle, historique, mémoire des chiffres ou des lettres, etc.

Ces mémoires ne sont pas constantes, mais variables ; elles évoluent.

- La mémoire est sélective, fonction de l’intérêt que nous portons aux informations à traiter. Cet intérêt dépend en effet de considérations logiques (utilité à mémoriser) et psychologiques (affection que nous portons à l’information). On ne retiendra donc que très aléatoirement les informations que nous ne jugeons pas dignes d’intérêt. Ainsi, le rejet de telle ou telle matière entraînera des difficultés à se souvenir de son contenu. Il s’agira donc de prouver par la logique l’utilité de toute matière.

- La mémoire est liée au bien-être du corps. Fatigue, nourriture insuffisante et peu variée, maladie, tout cela provoque des problèmes de mémoire.

- La mémoire est liée au bien-être de l’esprit. Le stress, la déprime, l’absence de motivation et de concentration, les problèmes affectifs et relationnels, la peur sont autant d’agents troublant le fonctionnement mnésique.

- La mémoire est liée à la clarté de l’information à mémoriser. En effet, une information mal perçue (parce que l’émetteur est confus, parce que le cahier est mal tenu…) ne sera pas mémorisée.

- La mémoire retient les informations qui ont du sens. Voilà pourquoi il faut organiser ses cours en fonction de cet élément principal : le sens.

- La mémoire nécessite du repos.

Retenons également que la mémoire ne s’use pas. Elle se développe à mesure que l’on s’en sert, s’amoindrit lorsqu’on ne s’en sert pas. Ce n’est pas l’âge qui a le plus d’influence sur la mémoire, mais la perte du désir d’apprendre, de découvrir, de s’éveiller !

Le test de mémoire immédiate

Ce test a pour objectif de tester la mémoire immédiate. Il faut lire ces lignes, les unes après les autres, et les répéter immédiatement. Vous parvenez à retenir 6 informations sans trop de difficulté ? Dans ce cas, organisez la mémorisation des cours pas groupe de 6 informations : 6 mots, 6 dates, 6 formules, etc.

5 informations

bleu – chat – 465 – tournesol – toit

Canard – quille – assemblée – 4 – 9

Hérisson – funambule – Harvard – petit – 987

Qui – 54 – ciel – dimanche – catégorie

Locuteur – imparfait – compréhension – Arthur – 12

6 informations

8 – 43 – 9 – 76 – 382- 898

analyse – chercher –figure – étudier – essayer- bilan

métrique – possible – voir – menthe – rythme – Simone

axe – partie – expression – jaune – harmonie – 34

introduction – noir – allumer – nuage – direct – déclarer

7 informations

Guichard – présenter – subordonné – indirect – établir – 28 – téléphone

Candide – conte – carrosse – éléphant – venir – 7 – funambule

Embrasser – 66 – géomètre – tenait – prétends – vaisseau – caisse

Doigt – naturel – mais – sanglant – herse – matière – picotement

Commentaire – jugement – travaux – identique – chaîne – Lyon – Pollux

8 informations

analytique – observer – énonciation – registre – identifier – 284 – 621 – 33

persuader – personnel – essentiel – pain – question – ponctuel – belliqueuse – narcisse

poème – Julie – 12 – Nestor – partie – choix – logistique – annonce

association – tonalité – description – traduit – image – signe – harmonie – frisson

divan – tourment – organiser – touches – intérêt – idée – objet – mouvement


Lisez et répétez immédiatement la phrase suivante : « Hier, je voulais acheter au marché une pomme, une poire, une orange et un pamplemousse avec mon père, ma mère, mes frères et mes sœurs, mais il pleuvait, aussi ai-je décidé de rester à la maison ». Vous retenez cette phrase plus facilement que les séries de 5 à 8 informations, alors qu’elle en contient bien plus ? C’est normal, cette phrase a un sens (puisque c’est une phrase !). On retient donc plus facilement ce que l’on comprend. Il faut donc toujours chercher à comprendre son cours pour le mémoriser correctement !


Comment augmenter la capacité de ses mémoires ?

Il existe de nombreux exercices, rassemblés dans divers livres et Cédéroms. En voici un très simple. Imaginez une commode avec trois tiroirs. Dans le tiroir supérieur, vous placez un cercle vert. Dans le tiroir du milieu, vous placez un carré rouge. Dans le tiroir du bas, vous placez un triangle jaune. Ensuite, vous faites mentalement passer les formes géométriques d’un tiroir à l’autre, en vous rappelant à chaque fois sa position précédente.

Bien évidemment, vous pouvez complexifier cet exercice en rajoutant des tiroirs, d’autres formes géométriques, d’autres couleurs, à mesure que vos mémoires augmentent. On peut donc très bien se retrouver avec un objet mental dont les caractéristiques seraient les suivantes : cercle rouge zébré de vert avec un homme qui tient d’une main un livre noir, de l’autre un crayon bleu. Etc. Il n’appartient qu’à vous de repousser les limites.

Jouer aux échecs « en aveugle » est également très efficace. L’exercice précédent en est d’ailleurs issu.


Par Pascal Roulois

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Diagnostiquer les causes de résultats insuffisants

février 24th, 2007

Diagnostiquer les causes de résultats insuffisants

Réussir sa scolarité est une préoccupation commune à de nombreux élèves, même s’ils n’osent pas toujours l’avouer, même si leur comportement démontre parfois le contraire. En réalité, un élève est avant tout un adolescent qui n’a pas pour seule fonction de poursuivre des études. Aussi, les facteurs qui peuvent perturber une scolarité potentiellement prometteuse sont variés. Il convient d’y être très attentif.

Le manque de maturité.

Certains adolescents sont en retrait dans leur processus d’autonomisation. Parce que trop choyés, ils ne sont pas confrontés au risque et sont renforcés dans leur quête de sécurité. Parce qu’il ne peut pas (ou ne veut pas) se prendre en charge, l’adolescent ne peut se valoriser aux yeux de ses camarades, donc à ses propres yeux. Peu enclin à prendre des responsabilités, il se complaît souvent dans le jeu et les loisirs, pas dans les études. Le manque de maturité intellectuelle (qui n’a rien à voir avec l’intelligence) est un autre aspect du problème. En effet, les élèves manquant de maturité intellectuelle ne pourront intégrer des éléments prévus au programme, ceux-ci venant trop tôt dans leur processus de maturation.

Les problèmes affectifs et relationnels

Il faut aborder ces problèmes avec le plus grand sérieux. Les déceptions sentimentales (relations amicales ou amoureuses) chez les adolescents sont trop souvent négligées. Or les adolescents sont tous « hyper-affectifs ». Un adulte aura tendance à juger mineures ces déceptions parce qu’il en a surmontées lui-même ! En se basant sur sa propre expérience, il en vient à oublier que les adolescents n’ont pas encore fait la leur. Les problèmes relationnels au sein de la famille sont également une cause de résultats insuffisants.

L’excès de jeux vidéo, de télévision, de sorties

Les jeux vidéo, la télévision et les sorties ne sont pas nocifs –ils sont même bénéfiques-, lorsqu’ils sont « consommés avec modération ». La consommation immodérée de loisirs se pratique au détriment des études. Les jeux vidéo sont hautement addictifs et laissent l’adolescent dans un état d’insatisfaction permanente. Tout joueur a le sentiment de ne pas jouer assez. Outre l’attrait intrinsèque de ce loisir, le problème semble se situer ailleurs. En effet, les joueurs les plus assidus s’adonnent à ce loisir pour soigner un mal-être, pour combler un manque, comme le déficit d’image. En effet, les jeux vidéo valorisent le joueur parce qu’ils sont conçus pour lui permettre de réussir.

Le « chat » et le portable

Les adolescents utilisent beaucoup Internet pour « chatter », or cette pratique, sans la surveillance d’un adulte, peut se révéler véritablement dangereuse. En effet, les adolescents sont par nature aisément influençables et peuvent être manipulés par leurs correspondants numériques ; certains adultes se font même passer pour des adolescents. Il convient donc de ne pas laisser un adolescent « surfer » seul, et se dire qu’en matière d’informatique, la sécurité n’est jamais garantie, malgré toutes les publicités sur la protection des données et les logiciels de contrôle parental. Le portable, et surtout les SMS envoyés discrètement pendant un cours nuisent aussi à la concentration.

La déprime, la lassitude, et l’absence d’objectifs

Ces facteurs peuvent conduire à la paresse, la paresse n’étant la plupart du temps qu’une conséquence et non un état naturel, constant et définitif. Il convient donc de stimuler l’adolescent en lui faisant prendre conscience de l’état temporaire et transitoire de son état (l’adolescence), de lui expliquer habilement le bien-fondé des études, de lui donner le goût d’apprendre. Les discours destinés à prouver que les études conduisent à l’exercice d’une profession ne fonctionnent qu’assez rarement dans ces cas-là. En effet, le temps s’écoule moins vite pour un adolescent que pour un adulte, et « demain paraît loin ». Il faudrait au contraire prouver qu’étudier c’est choisir et être libre. Ce sont des discours qui ont de l’écho car ils s’intègrent dans les valeurs adolescentes (choix et liberté, donc absence de contraintes).

L’absence d’une bonne méthode de travail et d’attention en classe

Parfois le problème à l’origine des mauvais résultats est très mineur. Un élève brouillon se perdra dans ses cours et ne pourra acquérir une bonne méthode de travail sans une aide extérieure. Désorganisation et inattention sont autant d’obstacles à la réussite scolaire.

La répétition de mauvais résultats qui entraîne le rejet de la matière

La répétition de mauvais résultats dans une ou plusieurs matières peut entraîner un rejet. L’élève en vient à se décourager alors même qu’il a l’impression de fournir les efforts nécessaires à l’obtention d’un résultat convenable.

L’image négative de soi

Parfois on ne se trouve pas assez beau, intelligent ou aimé. L’image de soi se dégrade alors, et on en vient à projeter cette image sur les autres, qui à leur tour nous la renvoient amplifiée. Et on finit par se complaire dans ce rôle. Arrivent alors les mauvais résultats. Il faut donc toujours valoriser son enfant, lui renvoyer une image positive de lui-même. Cette image est un moteur important d’action et de réussite, quel que soit l’âge. Stigmatiser l’échec n’est que rarement positif.

Des bases non assimilées

Pour une raison ou une autre, les bases d’une matière n’ont pas été assimilées, ce qui gêne la progression dans ladite matière comme dans une matière connexe. Il faut donc agir au plus vite, et surtout ne pas croire que des lacunes non comblées en troisième n’auront aucune incidence en terminale, sous prétexte que le programme est différent.

L’inadaptation à l’enseignement suivi

Il se peut qu’un élève soit inadapté à l’enseignement qu’il suit. Penser à une réorientation peut être utile.

La peur de ne pas être à la hauteur de ses parents

Les élèves qui ont une image sublimée de leurs parents, d’un frère ou d’une soeur, surtout quand ceux-ci exercent une fonction socialement reconnue ou poursuivent de brillantes études, peuvent être paralysés par la peur de ne pas pouvoir les égaler, d’autant plus que les attentes sont souvent importantes. Cette peur est contre-productive. Il appartient alors aux parents d’expliquer que leur situation est le fruit d’une expérience faite de travail, de succès, mais aussi d’échecs.

La peur de dépasser ses parents

Cela peut paraître surprenant, mais l’expérience prouve que des élèves ne souhaitent pas dépasser socialement leurs parents, ne désirent pas acquérir plus de savoir qu’eux. En effet, le respect qu’ils vouent à leurs parents, comme l’image qu’ils ont de ces derniers, s’en trouveraient amoindries.

La maîtrise imparfaite du français

Il s’agit là d’un problème très important qui aura des répercussions conséquentes dans un avenir assez proche. Les élèves, aussi bien que les étudiants (y compris les bac +4), ne maîtrisent qu’imparfaitement le français. Les lacunes constatées sont parfois même déroutantes ! Or, il est impossible de progresser lorsqu’on ne maîtrise pas le français (voir le chapitre « apprendre »).

Les troubles sensoriels

Il faut régulièrement vérifier le bon fonctionnement des sens (vue, ouïe, etc.). En effet, les troubles sensoriels nuisent à l’acquisition et à la mémorisation du Savoir. S’ils ne sont pas dépistés suffisamment tôt, ils peuvent même conduire à l’isolement progressif de l’adolescent.

Dans tous les cas, quelles que soient les difficultés, les parents doivent instaurer un dialogue constructif avec leurs enfants, non culpabilisant, non conflictuel, et minimiser les échecs. Une situation initiale jugée inquiétante peut aboutir à une situation finale heureuse. L’optimisme doit être la norme car d’une part tout retard peut se rattraper, d’autre part, l’adolescence -et les problèmes qu’il génère pour les parents-, n’est pas un état définitif.

Rappelons également que la différence entre le monde des adolescents et celui des adultes est très important. Le discours des adultes est celui de la mise en garde. « Si tu n’as pas ton bac, tu n’auras pas de métier » entend-on très souvent. Ajoutons à cela le discours véhiculé par les médias –celui de la peur (attentats, chômage, accidents, etc.)-, et nous pourrons aisément conclure que le monde des adultes n’a rien de positif à offrir. Pourquoi les adolescents voudraient-ils dans ce cas quitter leur univers quand les responsabilités sont assumées par leurs parents ? Seul un discours largement optimiste pourra inciter ces adolescents à partager progressivement les valeurs des adultes.

Si cette liste présente quelques causes de résultats insuffisants, elle n’en est pas moins incomplète, et ne peut prétendre cerner tous les problèmes (alcool et drogue, par exemple).

De même, si les élèves ne sont pas tous égaux devant l’acquisition du Savoir, ils sont tous capables de progresser. Le système scolaire qui prévaut dans le Secondaire (collège, lycée) a pour objectif avoué de conduire 80% d’une classe d’âge au baccalauréat. C’est à dire que tout est fait pour que 80% d’une classe d’âge obtienne ce fameux sésame.

Si l’on part du postulat que non seulement tout retard peut se rattraper, mais aussi que tout élève est capable de progresser, cela ne peut s’accomplir sans stratégie de réussite.

Par Pascal Roulois

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- Ne pas modifier le document;

- Respecter les mentions d’origine (auteur et site Internet)

Quelques règles utiles

février 24th, 2007

Quelques règles utiles

Voici une liste de quelques éléments simples et évidents qui permettent d’améliorer les résultats. Rigueur, organisation et méthode viendront ainsi idéalement compléter les facultés intellectuelles des apprenants.

A. Adopter une hygiène de vie naturelle

Faire du sport régulièrement : Pratiquer un sport -sans rechercher la compétition- canalise l’énergie. Une énergie non canalisée se libèrera sous une autre forme. Des troubles de la concentration peuvent en découler. Notons que l’esprit se trouve plus enclin à étudier après une séance modérée de sport. Une activité physique libère en effet des endorphines et place le sportif dans un état de bien-être, voire d’euphorie.

Manger des plats variés à heure fixe : Le corps comme l’esprit ont besoin de trouver dans une alimentation variée les ressources nécessaires à un fonctionnement optimal. Or les adolescents s’alimentent souvent mal, certains vont même jusqu’à ne pas se nourrir régulièrement. Il faut noter que les repas pris en famille améliorent la performance scolaire.

Bien dormir : Il faut se coucher tôt, en fonction de son cycle de sommeil. Toutes les informations (visuelles, auditives, cognitives…) accumulées le jour se mémorisent sous forme de symboles durant les phases de sommeil. Ainsi un mauvais sommeil entraîne une baisse de la mémoire, de la concentration et de l’activité. Voilà pourquoi il ne faut surtout pas faire de « nuits blanches » en période scolaire, surtout pas la veille d’un contrôle important ou d’un examen. La télévision dans la chambre, comme l’ordinateur ou la console de jeux, sont à proscrire.

B. Evoluer dans un environnement stimulant et sécurisant

· La présence de livres et de magazines à la maison est un atout certain, surtout si les parents sont eux-mêmes des lecteurs réguliers ;

· Pratiquer des activités en famille (jeux, discussions, sorties, etc.) ;

· Minimiser les échecs, valoriser les bons résultats, encourager ;

· Disposer d’un bureau dédié au travail : avant d’étudier, on doit réunir le nécessaire afin de ne pas être distrait. Dictionnaires, livres, cahiers et verre d’eau : tout doit être sur le bureau, afin d’éviter de se disperser. On travaille assis, pas couché sur son lit.

· Etudier dans le silence. La musique perturbe l’apprentissage.

· Faire signer à son enfant un « contrat-réussite » avec des objectifs à réaliser.

C. Gérer son temps

· Utiliser les heures de permanence (même quand elles sont bruyantes) pour faire des exercices qui ne demandent pas beaucoup de concentration.

· Planifier son travail personnel comme ses loisirs sur une semaine.

· Le week-end, faire les devoirs qui demandent le plus de temps et de concentration.

· Faire une pause de 10 à 15 minutes toutes les heures.

· Les jours où il n’y a pas de cours, il faut réfléchir et analyser le matin, se reposer ou lire de 13h à 15h, mémoriser entre 15h et 18h.

D. Apprendre ses leçons efficacement

· Suivre les consignes induites par la lecture des chapitres « enseigner », « apprendre » et « réfléchir » ;

· Reporter l’apprentissage lorsque l’on est en proie aux difficultés suivantes : fatigue, stress ;

· Expliquer sa leçon à un camarade ou à ses parents (on retient 90% de ce que l’on explique);

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